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Maître Canadien Artistes contemporains
 


Edmund Alleyn

Edmund Alleyn
 
1931-2004
 
 
Né à Québec, Edmund Alleyn fait ses études à la Saint-Patrick English School (1937-1943). Encouragé par sa tante qui peint dans ses loisirs, il commence à peindre à l’âge de dix ans. Son père l’inscrit par la suite au Collège Saint-Charles-Garnier (1943-1947) mais Alleyn, qui ne parle pas français, n’obtient pas de bonnes notes. En 1947, son intérêt pour l’art est aiguisé par sa découverte de l’œuvre de
James W. Morrice. En 1950, il abandonne ses études régulières, pour être admis en 1951 à L’École des Beaux-Arts de Québec, sur recommandation de Jean-Paul Lemieux. Il passe deux ans aux Beaux-Arts à étudier auprès de Lemieux, qu’il avait connu quelques années auparavant à Port-au-Persil dans la région de Charlevoix.
 
Dans ses premières oeuvres, Alleyn était fortement influencé par deux importants artistes Québécois : 
Goodridge Roberts et Alfred Pellan. Vers 1954, Alleyn explore le non-figuratif, et est remarqué au milieu des années 1950 pour ses abstractions lyriques. Après n’avoir participé qu’à quelques expositions, on lui décerne Grand Prix des Concours Artistiques de la Province de Québec; il n’a que 24 ans. Ayant terminé ses études à l’École des Beaux-Arts en 1955, il quitte pour Paris, fort d’une bourse de deux ans que lui octroie la Société Royale du Canada.
 
À Paris, il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts et fréquente l’Académie Julian, mais se rend rarement aux cours. Lors de ce séjour en France, il participe à plusieurs expositions collectives présentées par des organismes prestigieux : le Smithsonian Institution, le Musée d’Art Moderne de Paris, le Musée des Beaux-Arts de Montréal, le Musée des Beaux-Arts du Canada, le Guggenheim Museum de New York, entre autres. Alleyn expose aussi dans de nombreuses galeries privées à Montréal, Toronto, Paris et Londres. Il reçoit en 1958 le Guggenheim International Award, de même que les artistes Canadiens
Jean-Paul Riopelle, Jack Shadbolt, Tony Urquhart et Graham Coughtry.
 
De retour au Canada en 1959, Alleyn installe son à Québec. Au cours des années menant à son séjour suivant en France (1961), il participe à d’importantes expositions internationales, tant au Canada qu’à l’étranger, dont notamment en Suisse, en Italie, en France, en Allemagne, au Mexique, aux Etats-Unis et au Brésil, où il reçoit une mention honorable lors de la 5e biennale de Sao Paolo. Revenu en France en 1961, il achète un espace qu’il aménage en atelier. Il participe au cours de la même année à une exposition à Montréal qui regroupe par ailleurs les peintres Canadiens
Paul-Émile Borduas, Jean-Paul Riopelle, Léon Bellefleur et Harold Town. L’année suivante, il rencontre Anne Cherix, qu’il épousera en 1964. En 1963, Alleyn gagne en renommée lorsque le Musée des Beaux-Arts du Canada fait l’acquisition d’une de ses œuvres, qui y est exposée lors de la 5e biennale du Canada.
 
À compter du milieu des années 1960, Alleyn abandonne l’abstraction lyrique pour explorer des sujets plus figuratifs, inspirés des sciences et de la technologie. Il participe à l’Expo '67 de Montréal, où il présente des œuvres aux pavillons du Québec et de la France. L’année suivante il s’implique dans les événements de mai '68 à Paris, et crée des affiches soutenant la grève. À la fin des années 1960, Alleyn travaille à des installations, une de ses créations consistant en une capsule oviforme multi-média, dans laquelle on s’installait pour vivre diverses sensations électroniques, œuvre exposée pour la première fois en 1970 au Musée d’Art Moderne de Paris.
 
Alleyn revient au Canada en 1971, et poursuit ses installations. Il peint des silhouettes humaines grandeur nature sur du plexiglass, qu’il installe devant de grands panoramas. À compter de 1972, il enseigne à la faculté d’arts visuels de l’Université d’Ottawa, poste qu’il occupe jusqu’en 1991. Pendant trois décennies, Alleyn continue d’explorer divers styles et médiums, et expose dans plusieurs musées et galeries au Canada et à l’étranger.  Il réalise des œuvres commandées par le gouvernement du Canada ainsi que par la ville de Sept-Îles (1977).  En 1996, une rétrospective lui étant consacrée est présentée au Musée d’Art de Joliette, au Musée National des Beaux-Arts du Québec et à la Ottawa Art Gallery. Atteint d’un cancer en 2003, Alleyn y succombe l’année suivante, à l’âge de 73 ans.



 
 Collections:
 
- Musée des Beaux-Arts du Canada (Ottawa, ON)
- Musée des Beaux-Arts de Montréal (Montréal, QC)
- Musée d’Art Contemporain de Montréal (Montréal, QC)
- Art Gallery of Ontario (Toronto, ON)
- Art Gallery of Greater Victoria (Victoria, BC)
- Agnes Etherington Art Centre (Kingston, ON)
- The Winnipeg Art Gallery (Winnipeg, MN)
- Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (Paris, France)
- Musée National des Beaux-Arts du Québec (Québec, QC)
- Musée d’Art de Joliette (Joliette, QC)
- Musée du Bas-Saint-Laurent (Rivière-du-Loup, QC)
- Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke (Sherbrooke, QC)
- Mackenzie Art Gallery (Regina, SK)
- Musée Régional de Rimouski (Rimouski, QC)
- Musée de Lachine (Lachine, QC)
- Ottawa Art Gallery (Ottawa, ON)
- Mendel Art Gallery (Saskatoon, SK)
- The Robert McLaughlin Gallery (Oshawa, ON)
- Conseil des Arts du Canada (Ottawa, ON)
- Confederation Art Centre and Museum (Charlottetown, PEI)
- Université de Montréal (Montréal, QC)
- Galerie de l’UQAM (Montréal, QC)
- Université Concordia (Montréal, QC)
- Banque Nationale du Canada (Montréal, QC)
- Loto-Québec (Montréal, QC)
- Hydro-Québec (Montréal, QC)
- SNC-Lavalin (Montréal, QC)
- Power Corporation du Canada (Montréal, QC)
- Collection d'Art Firestone (Ottawa, ON)
- Caisse de Dépôt et Placements du Québec (Montréal, QC)
- Mouvement des Caisses Populaires Desjardins (Montréal, QC)
- La Pulperie de Chicoutimi (Chicoutimi, QC)

 

 

 

 

 

 

 

 

 













 
 
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