Léon Bellefleur
VENDU Nocturne, 1983 Huile 18'' x 14''
|
Léon Bellefleur (Jean-Charles Rodrigue Léon Bellefleur)
1910-2007
Né à Montréal, au Québec. À l’âge de 10 ans, il peint déjà des natures mortes et des paysages sur du carton récupéré de l’épicerie du coin. À 12 ans, il sait qu’il veut devenir peintre, mais sa famille et ses proches le mettent en garde: en faisant ce choix, il s’assure de vivre dans la misère… Bellefleur poursuit ses études et envisage de devenir enseignant, ce qui lui permettrait de consacrer deux mois par année à son art. Après son cours secondaire, Bellefleur obtient son brevet d’enseignement de l’École Normale Jacques Cartier de Montréal (1929). Tout en enseignant dans les écoles francophones de la Commission Scolaire Catholique (1929-1954), il suit les cours du soir à l’École des Beaux-Arts de Montréal (1929-1936).
En 1942, il fait connaissance avec Alfred Pellan puis fréquente son atelier, où il rencontre entre autres Albert Dumouchel, Jacques de Tonnancour, Jeanne Rhéaume et Goodridge Roberts. La plupart de ces derniers sont membres de la Société d’Art Contemporain, à laquelle se joint Bellefleur en 1943. Il participe à cette époque à des expositions collectives; sa première exposition solo a lieu en 1946.
En 1948, Bellefleur signe avec d’autres artistes en le manifeste « Prisme d’Yeux », rédigé par Jacques de Tonnancour. Parmi les signataires du manifeste, on compte Louis Archambault, Léon Bellefleur, Jacques de Tonnancour, Albert Dumouchel, Mimi Parent, Alfred Pellan (fondateur), Jeanne Rhéaume et Goodridge Roberts. Il s’intéresse aussi aux Automatistes de Paul-Émile Borduas, les deux groupes ayant été influencés par les Surréalistes, dont Paul Klee, Joan Miro et Salvator Dali. Bellefleur se penche particulièrement sur l’œuvre de Paul Klee et l’art enfantin. La vie de Prisme d’Yeux n’est que de quelques mois à peine, et Bellefleur participe aux deux expositions que présente le groupe. Par la suite, il se tient à l’écart des regroupements.
En 1950 a lieu la seconde exposition que lui consacre le Musée des Beaux-Arts de Montréal. L’année suivante, il remporte le premier prix en peinture moderne (le Prix Jessie Dow) au Salon du Printemps du Musée des Beaux-Arts de Montréal. Au cours de la même année, on lui choisit comme participant à l’exposition « Jeunes Peintres Canadiens » présentée à Paris, ainsi qu’à la Biennale de Sao Paolo au Brésil.
En 1954, il cesse d’enseigner et présente une autre exposition au Musée des Beaux-Arts de Montréal. Il quitte ensuite pour la France où il vivra douze ans parsemés de séjours au Canada. Il continue de peindre et participe à plusieurs expositions collectives et individuelles en Europe et au Canada. Son art atteignant une maturité certaine, sa réputation grandit et le Conseil des Arts du Canada lui octroie une bourse en 1959.
En 1960, Bellefleur représente le Canada au Musée Guggenheim de New-York, à l’instar de ses compatriotes Paul-Émile Borduas, Jean-Paul Riopelle, Edmund Alleyn et Harold Town. À cette époque ainsi qu’au cours des années suivantes, ses œuvres sont présentées dans des galeries en France et au Canada.
De retour au Canada en 1965, Bellefleur s’installe à Deschambault, au Québec, où il achète une maison. À compter de ce moment, il peint assidûment dans son atelier et présente des expositions individuelles à Paris, Montréal, Toronto, Ottawa et Québec. Le Conseil des Arts du Canada lui octroie une seconde bourse en 1968, ce qui l’incite à repartir pour la France avec sa famille; ils y passeront le printemps à Paris et en Provence. La même année, la tenue par le Musée des Beaux-Arts du Canada d’une rétrospective de son œuvre consacre la carrière de Bellefleur. L’exposition sera par la suite présentée au London Art Museum de London, Ontario, puis au Musée d’Art Contemporain de Montréal.
En 1970, Bellefleur s’installe plus près de Montréal et continuer à pratiquer son « sport » préféré: le voyage. Les expositions continuent, moins fréquentes mais mieux organisées, et le mènent à Londres, Angleterre en 1975, puis au Danemark en 1975.
En 1977, il est le récipiendaire du premier Prix Paul-Émile Borduas. Cette distinction, conferée par le Gouvernement, consolide sa réputation au rang des grands artistes Canadiens, en outre du fait que ses œuvres fassent déjà partie intégrante d’importantes collections publiques et privées d’un bout à l’autre du Canada.
En 1987, l’Université Concordia de Montréal lui décerne un doctorat honoris causa, et l’année suivante l’expert renommé Guy Robert publie, en français et en anglais, un ouvrage de 240 pages sur la vie et l’œuvre de Léon Bellefleur.
Même octogénaire, Bellefleur continue de peindre et de produire des pièces remarquables. Il meurt à Montréal, à l’âge de 97 ans.
Collections:
- Musée des Beaux-Arts du Canada (Ottawa, ON)
- Art Gallery of Ontario (Toronto, ON)
- Musée des Beaux-Arts de Montréal (Montréal, QC)
- Musée d’Art Contemporain de Montréal (Montréal, QC)
- Musée d’Art de Joliette (Joliette, QC)
- Hamilton Art Gallery (Hamilton, ON)
- Musée National des Beaux-Arts du Québec (Québec, QC)
- Musée de Tel-Aviv (Tel-Aviv, Israel)
- Musée du bas St-Laurent (Rivière-du-Loup, QC)
- Collection Loto-Québec (Montréal, QC)
- Carleton University Art Gallery (Ottawa, ON)
- Collection d'Art Firestone (Ottawa, ON)
- Power Corporation du Canada (Montreal, QC)
Affiliations:
- Société d'Art Contemporain (1943)
- Prisme d’Yeux (1948)
- Académie Royale des Arts du Canada
- Canadian Group of Painters
- Société Canadiennne des Arts Graphique
- Groupe du Québec Moderne