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Pierre Gauvreau

Pierre Gauvreau

n. 1922

Né à Montréal, au Québec, Pierre Gauvreau entre à l’École des Beaux-Arts de Montréal à la fin des années 1930, et il y découvre le modernisme français en voyant des reproductions dans diverses revues. Les oeuvres qu’il crée sous cette influence attirent l’attention du peintre Paul-Émile Borduas, qui invite Gauvreau à se joindre à un groupe de jeunes intellectuels et artistes radicaux qui se rencontrent à l’atelier du peintre. À l’instar de plusieurs jeunes artistes du groupe, Gauvreau et son frère Claude, poète, s’intéressent rapidement au concept surréaliste de l’automatisme comme moyen d’expression créative.

En 1943, Gauvreau et d’autres artistes sont invités à exposer avec la Société d’Art Contemporain, qui regroupe des œuvres de l’avant-garde québécoise, notamment par John Lyman,
Philip Surrey, Stanley Cosgrove et Paul-Émile Borduas. De 1943 à 1946, Gauvreau est outre-Atlantique avec l’armée canadienne, mais il continue à peindre et à exposer au Canada, en envoyant ses toiles à son frère Claude à Montréal. En 1946, bien que toujours en Angleterre, il participe à l’Exposition de la rue Amherst, considérée comme étant la première des Automatistes. De retour au Canada, il poursuit ses études pendant deux ans à l’École des Beaux-Arts de Montréal. Il continue à exposer avec les membres du groupe de Borduas, notamment au Boas Dance Studio à New-York, prend part à l’exposition de la Société d’Art Contemporain de 1946, et présente sa première exposition individuelle. La même année, Gauvreau expose encore une fois avec les disciples de Borduas, et le terme “Automatistes” est utilisé pour la première fois pour désigner le groupe.

En 1948, Gauvreau signe le manifeste du “Refus Global” de Paul-Émile Borduas, tout comme une quinzaine de membres du groupe d’intellectuels et d’artistes. Le groupe compte des danseurs, des poètes, des cinéastes, ainsi que les peintres Automatistes
Marcelle Ferron, Jean-Paul Riopelle, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau and Marcel Barbeau. Le “Refus Global” exprime leur rejet des lourdes traditions du passé qui, selon eux, portent entrave à leur recherche artistique. Le manifeste, qui conteste aussi les valeurs catholiques, suscitera une révolution de création au Canada.

Au cours des années 1950, Gauvreau continue à peindre et à exposer dans divers lieux à Montréal. Il présente des expositions individuelles en 1950 et en 1953, puis participe l’année suivante à l’exposition "La Matière Chante", présentée à la Galerie Antoine. Toujours en 1954, Gauvreau est du nombre des artistes présentés dans le documentaire de l’Office National du Film "Artists in Montreal", réalisé par Jean Palardy. En 1955, il participe à l’exposition "Espace ’55" du Musée des Beaux-Arts de Montréal, à l’instar d’Ulysse Comtois, Patterson Ewen, Jean McEwen, Paul-Émile Borduas, Louis Hémon , Noël Lajoie, Fernand Leduc, Rita Letendre,
Jean-Paul Mousseau et Guido Molinari. Vers le milieu de la décennie, Gauvreau porte son regard sur la radio, le cinéma, le théâtre et la télévision, tout en continuant à peindre et exposer, notamment lors de l’exposition  "35 Peintres dans l’Actualité" présentée par le Musée des Beaux-Arts de Montréal en 1957.  En 1961, la Galerie Denyse Delrue de Montréal lui consacre une exposition, et l’année suivante il représente le Canada lors du  Festival Dei Due Mondi à Spolète, en Italie.

Au début des années 1960, Gauvreau cesse de peindre pour se consacrer exclusivement à la télévision et au cinéma. Il reviendra à ses pinceaux en 1975, tout en poursuivant ses activités au cinéma et à la télé. Au fil des ans, il travaille pour l’Office National du Film, la Société Radio-Canada et Radio-Québec. Gauvreau écrit, réalise ou produit plusieurs séries désormais célèbres, dont  Pépinot, Radisson, Rue De L'anse, Le temps d’une paix, Cormoran, Le volcan tranquille, de même que les films Mon oncle Antoine, IXE-13, et Le temps d’une chasse. Il réalise par ailleurs des séries televises sur l’art naïf, sur l’histoire ainsi que sur le théâtre.

Pendant les trois dernières décennies, Gauvreau continue de créer et il expose dans plusieurs galeries et musées, dont  le Musée d’Art Contemporain de Montréal (1979), la Maison des Arts de Laval (1994), le Musée d’Art de Mont-Saint-Hilaire (1998), le Musée National des Beaux-Arts du Québec et le Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke (2003-2004). Ses oeuvres font partie intégrante d’expositions consacrées aux Automatistes, notamment au Grand Palais de Paris (1971), au Musée d’Art Contemporain de Montréal (1971-1972, 1978-1979), au Musée National des Beaux-Arts du Québec (1979) et au Varley Art Museum (2009-2010). En outre, des oeuvres de Gauvreau figurent dans des expositions collectives telles que The Collective Unconscious de la  Edmonton Art Gallery (1975-1976), Trois Générations d’Art Québécois, 40, 50, 60 présentée au Musée des Beaux-Arts de Montréal (1976) et Modern Painting in Canada de la Edmonton Art Gallery (1978). En 1995, le prix Louis-Philippe Hébert lui est décerné pour l’ensemble de son oeuvre picturale, et en 1998 Postes Canada reproduit l’une des ses oeuvres sur un timbre. Sa carrière fait l’objet d’un documentaire en 2001. À l’âge de 87 ans, Gauvreau est toujours actif et présente ses oeuvres dans plusieurs galeries à travers le Canada.

 

Collections:

- Musée des Beaux-Arts du Canada (Ottawa, ON)
- Musée des Beaux-Arts de Montréal (Montréal, QC)
- Musée d’Art Contemporain de Montréal (Montréal, QC)
- Musée National des Beaux-Arts du Québec (Québec, QC)
- Musée d’Art de Joliette (Joliette, QC)
- Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke (Sherbrooke, QC)
- Art Gallery of Ontario (Toronto, ON)
- Edmonton Art Gallery (Edmonton, AB)
- Beaverbrook Art Gallery (Fredericton, NB)
- Windsor Art Gallery (Windsor, ON)
- Agnes Etherington Art Centre (Kingston, ON)
- Musée du Bas St-Laurent (Rivière-du-Loup, QC)
- Musée d’Art de Mont-Saint-Hilaire (Saint-Hilaire, QC)
- Musée du Séminaire (Quebec City, QC)
- Musée de Lachine (Lachine, QC)
- Musée Régional de Rimouski (Rimouski, QC)
- Musée de la Civilisation (Québec, QC)
- The Robert McLaughlin Gallery (Oshawa, ON)
- Concordia University (Montréal, QC)
- Université de Montréal (Montréal, QC)
- Université du Québec à Montréal (Montréal, QC)
- Canada Council for the Arts (Ottawa, ON)
- Library and Archives Canada (Ottawa, ON)
- Loto-Quebec (Montreal, QC)
- National Bank of Canada (Montréal, QC)
- Royal Bank of Canada (Montréal, QC)
- First City Trust (Toronto, ON)
- Toronto Dominion Bank (Toronto, ON)
- ESSO Resources (Calgary, AB)
- Imperial Oil (Calgary, AB)
- Power Corporation of Canada (Montréal, QC)


Affiliations:

- Société d’Art Contemporain (1943)
- Automatistes
- Groupe du Québec Moderne

 

 

 

 













 
 
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